Derrière les murs d’un hôpital, les séquelles d’un drame continuent de marquer de jeunes vies. Plus d’une semaine après l’explosion d’une grenade militaire au quartier Malueka, dans la commune de Ngaliema, le gouvernement congolais poursuit son accompagnement en faveur des enfants blessés, avec la promesse de ne laisser aucune victime sans assistance.

Dans cette dynamique, le représentant du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, accompagné du coordonnateur national du Centre congolais de lutte antimines (CCLAM), Emmanuel Lokinu Omanga, s’est rendu ce mercredi 29 juillet au Centre hospitalier Naurora Medical Center. Cette visite visait à s’enquérir de l’évolution de l’état de santé des victimes et à évaluer les conditions de leur prise en charge médicale.
Le drame remonte au lundi 20 juillet, lorsqu’une grenade militaire a explosé après avoir été manipulée au quartier Malueka. L’incident a fait cinq blessés, parmi lesquels plusieurs enfants. L’une des victimes a malheureusement dû subir l’amputation d’une main en raison de la gravité de ses blessures, illustrant la violence de cet accident et les conséquences dramatiques que peuvent entraîner les engins explosifs.
À travers cette démarche, le ministère de l’Intérieur réaffirme son engagement à accompagner les victimes tout au long de leur rétablissement. Par l’entremise du CCLAM, les autorités entendent également intensifier les campagnes de sensibilisation afin de prévenir les accidents liés aux restes explosifs de guerre, un danger qui continue de menacer certaines communautés en République démocratique du Congo.
Au-delà de la prise en charge médicale, ce drame rappelle l’urgence de renforcer les actions de prévention et d’éducation face aux engins explosifs. Pour les autorités, protéger les populations, en particulier les enfants, passe autant par les soins apportés aux victimes que par la lutte contre les risques susceptibles de provoquer de nouvelles tragédies.
Guy Yuma G-Y






