Kinshasa s’apprête à vivre un tournant majeur de son histoire économique. Ce jeudi 11 juin 2026, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté devant le Sénat le projet de loi relatif aux marchés financiers et à la création de la Bourse de Kinshasa. Une initiative qui marque l’ambition de la République démocratique du Congo de rejoindre le cercle des nations disposant d’un marché financier moderne et structuré.
Portée par la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et mise en œuvre par le Gouvernement, cette réforme, attendue depuis plus de cinquante ans, ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie nationale. Elle vise à renforcer la souveraineté économique du pays tout en offrant aux entreprises, aux PME et aux microentreprises des mécanismes innovants de financement capables de soutenir leur croissance.
Au cœur de ce projet figure la volonté de créer un véritable marché des capitaux en RDC. Celui-ci permettra de mobiliser des ressources à moyen et à long terme, d’attirer davantage d’investisseurs et de stimuler une croissance économique inclusive et durable. Dans un élan porteur d’espoir, cette réforme dessine les contours d’une économie plus dynamique, où l’épargne et l’investissement deviennent des leviers de prospérité collective.
Le texte encadre l’émission, l’offre, la négociation et la commercialisation des instruments financiers, notamment les actions, les obligations et les contrats financiers. Il intègre également le marché des marchandises, appelé marché mercantile. Structuré en huit titres, le projet de loi définit les règles applicables aux marchés boursiers et mercantiles, au régime fiscal et non fiscal, ainsi qu’aux mécanismes de contrôle et de répression des infractions.
Autre innovation majeure : la création de l’Autorité des marchés financiers, un établissement public chargé de garantir la transparence, la crédibilité et la régulation du futur marché boursier congolais. À l’issue des débats, le texte a été déclaré recevable à l’unanimité par les sénateurs, sous réserve de quelques amendements. Un signal fort qui confirme l’importance stratégique de cette réforme, appelée à devenir l’un des piliers de la transformation économique de la RDC et à ouvrir une nouvelle ère d’opportunités pour les générations futures.
Nadine Mayombe






