Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé avoir saisi la justice afin de traquer les auteurs de publications jugées diffamatoires visant la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka ainsi que d’autres responsables publics.
Dans un communiqué publié et consulté par Bosolo-infos.cd, le ministère de la Communication et Médias dénonce l’existence de « campagnes coordonnées de dénigrement » relayées sur les réseaux sociaux.

Selon les autorités, ces publications porteraient atteinte à l’image des institutions et de leurs animateurs. Le gouvernement affirme ainsi avoir instruit les instances judiciaires compétentes d’identifier les auteurs de ces contenus.
Le communiqué précise que les investigations visent aussi bien les auteurs identifiés que ceux opérant dans l’anonymat ou depuis l’étranger.
L’objectif affiché est d’engager, le cas échéant, des poursuites judiciaires contre toute personne reconnue coupable de diffusion de contenus diffamatoires ou de manipulation de l’opinion publique.
Cette démarche s’inscrit, selon Kinshasa, dans la volonté de préserver l’ordre public et de lutter contre la désinformation.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par une utilisation croissante des réseaux sociaux comme espace de débat public en RDC.
Elle relance également la question de l’équilibre entre la liberté d’expression et la lutte contre les abus numériques, notamment les fausses informations et les campagnes de dénigrement.
Plusieurs observateurs estiment que la démarche du gouvernement pourrait ouvrir un débat plus large sur l’encadrement des contenus en ligne et la responsabilité des utilisateurs.
En attendant les suites judiciaires, cette affaire pourrait marquer un tournant dans la gestion des dérives numériques en République démocratique du Congo.
Jude KALOMBO






