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Kinshasa : quatre bâtisseurs du Service national tués, Jean-Pierre Kasongo Kabwik lance une sévère mise en garde aux Kinois

Le sang a coulé sur les chantiers de l’assainissement à Kinshasa. Quatre bâtisseurs du Service national ont déjà perdu la vie alors qu’ils étaient déployés dans la capitale pour contribuer à son assainissement. Une situation qui fait monter la tension et pousse le commandant du Service national, le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, à sortir de sa réserve.

Dans une mise en garde ferme, le responsable du Service national dénonce les actes de mépris, d’hostilité et les mauvais traitements dont seraient victimes les bâtisseurs de la nation dans l’exercice de leur mission. Pour lui, ces hommes et ces femmes sont avant tout des agents engagés dans une œuvre d’intérêt collectif : rendre à Kinshasa un visage plus propre et plus digne de ses habitants.

Selon Jean-Pierre Kasongo Kabwik, les dépouilles des quatre bâtisseurs décédés sont actuellement conservées dans des morgues de Kinshasa. Derrière ces morts, ce sont surtout quatre vies brisées et autant de familles plongées dans la douleur. Une réalité tragique qui vient assombrir une mission présentée comme un engagement au service de la communauté.

Le commandant du Service national en appelle ainsi à la conscience des Kinois. Il demande à la population de mettre fin à tout comportement hostile envers les bâtisseurs déployés sur le terrain et de respecter leur travail. « Assainir Kinshasa ne devrait pas être un combat contre les Kinois, mais une bataille menée pour leur bien », semble résumer cette démarche, alors que les agents poursuivent leur mission dans plusieurs coins de la capitale.

Jean-Pierre Kasongo Kabwik se veut toutefois catégorique : toute personne qui porterait atteinte aux bâtisseurs répondra de ses actes devant la justice. Un avertissement qui sonne comme un coup de semonce dans une ville où la cohabitation entre agents d’assainissement et population reste parfois électrique. Au-delà de la colère et de la peur, l’enjeu demeure celui d’une Kinshasa plus propre, où ceux qui la servent ne devraient pas avoir à payer de leur vie le prix de leur engagement.

Guy Yuma G-Y

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