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Kinshasa : la pression monte autour du retrait des anciennes plaques AKN avant les contrôles annoncés

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À la veille du lancement du contrôle systématique des anciennes plaques d’immatriculation officielles AKN à Kinshasa, le ton monte entre les autorités provinciales et les représentants des agents publics urbains. Dans un communiqué consulté mardi, l’Intersyndicale de l’administration publique urbaine a appelé le gouvernement provincial à revoir les mesures annoncées avant leur entrée en vigueur prévue ce mercredi 20 mai dans la capitale congolaise.

Dans une démarche empreinte de fermeté mais aussi d’appel au dialogue, les syndicalistes réclament une concertation extraordinaire avec le banc syndical avant toute opération de contrôle menée par les services compétents. Pour eux, une application précipitée de cette décision pourrait exposer de nombreux cadres et agents urbains à des désagréments administratifs, dans une ville où les réalités logistiques demeurent parfois plus rapides dans les discours que sur le terrain.

« Face aux communiqués consécutifs à l’interdiction de circulation des anciennes plaques AKN, l’Intersyndicale invite le Gouvernement provincial de Kinshasa à revisiter ses mesures », peut-on lire dans cette déclaration qui résonne déjà dans plusieurs bureaux administratifs de la ville-province. Entre inquiétude silencieuse et attente fébrile, de nombreux agents publics espèrent désormais un moratoire ou, à tout le moins, un assouplissement des modalités d’exécution.

De son côté, le ministre provincial des Transports et Mobilité urbaine, Jésus Noël Sheke, reste inflexible sur la nécessité de cette réforme. Intervenant sur les ondes de Top Congo FM, il a défendu une mesure dictée par des impératifs administratifs et sécuritaires. Pour les autorités provinciales, le retrait des anciennes plaques vise notamment à renforcer la traçabilité des véhicules officiels et à mettre fin à certaines pratiques frauduleuses qui ternissent la gestion du parc automobile public.

Dans les artères bouillonnantes de Kinshasa, cette annonce continue de faire vibrer conversations et spéculations. Entre volonté de modernisation et inquiétudes sociales, la capitale congolaise s’apprête à vivre une nouvelle séquence administrative sous haute tension. Une chose est certaine : derrière les simples plaques d’immatriculation se joue désormais un véritable bras de fer entre gouvernance, sécurité et réalités sociales.

Guy Yuma G-Y

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