Washington pourrait envisager une nouvelle approche pour déstabiliser le régime de Iran. Selon le Wall Street Journal, l’ancien président Donald Trump serait « ouvert à l’idée » de soutenir des groupes internes prêts à se rebeller contre le pouvoir en place, une stratégie qui irait au-delà des frappes aériennes déjà menées.
Parmi les alliés potentiels figureraient notamment les forces kurdes, déjà structurées militairement le long de la frontière irano-irakienne. Leur rôle pourrait être déterminant pour fournir un soutien terrestre aux opérations américaines, les frappes aériennes seules ne suffisant pas selon le journal à provoquer un changement de régime.
À Washington, l’idée serait de mobiliser des opposants internes comme « troupes au sol » pour renforcer l’impact des interventions militaires. Cette orientation traduit un virage stratégique : combiner pression extérieure et appui à des acteurs locaux pour influencer directement la scène politique à Téhéran.
Déjà, le 1er mars, Donald Trump a échangé par téléphone avec des dirigeants kurdes. Les discussions avec d’autres forces locales se poursuivent, et un participant a évoqué un « intérêt sérieux pour notre potentiel », confirmant la volonté d’explorer des alliances sur le terrain.
Cette stratégie laisse entrevoir une possible intervention plus directe des États-Unis en Iran, alliant frappes aériennes et soutien à des acteurs internes pour créer les conditions d’un changement politique. Si elle se confirmait, elle pourrait transformer radicalement les équilibres régionaux et accentuer les tensions déjà extrêmes au Moyen-Orient.
Guy Yuma G-Y






