« L’Église ne se substitue pas à l’État », mais elle ne peut rester silencieuse lorsque la dignité humaine, la santé des populations et la sauvegarde de la création sont menacées. C’est en ces termes que le cardinal Fridolin Ambongo a rappelé la responsabilité de l’Église face aux grands enjeux qui touchent la société et l’environnement.
Pour l’archevêque de Kinshasa, l’engagement de l’Église en faveur de la protection de la création s’inscrit dans une démarche de « conversion écologique ». Une invitation qui dépasse le seul cadre religieux et qui entend placer la protection de l’homme et de son environnement au cœur des préoccupations collectives.
Cette orientation, a-t-il souligné, s’inscrit également dans la dynamique de la prochaine COP32, qui se tiendra en terre africaine, à Addis-Abeba, en 2027. Pour l’Église, ce rendez-vous international consacré au climat constitue une nouvelle occasion de porter la voix des populations confrontées aux conséquences des changements environnementaux.
Sur le plan pastoral, le cardinal Ambongo a également annoncé que l’année pastorale 2026-2027 sera suivie par la mise en œuvre d’un plan pastoral quinquennal couvrant la période de 2027 à 2032. Une nouvelle étape qui devra permettre à l’Église de poursuivre et de structurer son action au cours des prochaines années.
Avec une pointe d’humour et d’humilité, le cardinal a conclu en lançant : « Si nous serons toujours là, nous espérons que nous serons toujours là. » Une formule légère, mais qui traduit aussi la conscience du temps qui passe et l’espérance de voir cette feuille de route pastorale portée jusqu’à son terme.
Guy Yuma G-Y






