Kinshasa. Loin des projecteurs, des stades en liesse et des contrats prestigieux, le football cache parfois une réalité plus sombre. L’ancien international congolais Gaël Kakuta a choisi de briser le silence sur la santé mentale des footballeurs. Dans un entretien accordé à Capté, le joueur de 35 ans, récemment retraité, affirme que « 99,9 % des footballeurs sont tristes », malgré l’image de réussite qu’ils renvoient au grand public.
Selon l’ancien milieu offensif, la pression permanente des résultats, les attentes des supporters et les relations souvent guidées par les intérêts personnels pèsent lourdement sur les joueurs. Derrière les sourires affichés devant les caméras, beaucoup dissimulent des blessures profondes. « Personne ne se soucie vraiment de ce qu’ils ressentent », confie-t-il, estimant que de nombreux footballeurs portent un masque pour continuer à avancer.
Gaël Kakuta révèle que certains sportifs souffrent en silence, jusqu’à recourir à des produits pour supporter leur détresse psychologique. Si les projecteurs illuminent les pelouses, ils n’effacent pas les nuits d’angoisse ni les combats intérieurs. À travers son témoignage, l’ancien Léopard invite à regarder les athlètes au-delà de leurs performances et de leur notoriété.
Passé par Chelsea, Dijon, Amiens et le RC Lens, Kakuta connaît personnellement cette épreuve. Il raconte avoir traversé une profonde dépression après le décès de sa mère, une période sombre dont il affirme être sorti grâce à sa foi chrétienne, qu’il présente comme un véritable tournant dans sa vie.
Aujourd’hui, alors qu’il referme le chapitre de sa carrière après la Coupe du monde 2026 avec la RDC, Gaël Kakuta assure que son plus grand trophée ne figure dans aucune vitrine. Pour lui, la plus belle victoire est d’avoir retrouvé l’espérance et de comprendre que la valeur d’un homme ne se mesure ni à ses buts ni à ses statistiques, mais à ce qu’il est, bien au-delà des terrains de football.
Guy Yuma G-Y






