La République démocratique du Congo intensifie sa mobilisation contre Ebola. À l’issue d’une réunion tripartite réunissant la RDC, l’Ouganda et le Soudan du Sud à Kampala, un ambitieux plan de financement de 319 millions de dollars américains a été arrêté afin de soutenir les opérations de riposte dans la sous-région. L’annonce a été faite par le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba.
Dans un contexte marqué par les menaces sanitaires persistantes dans l’Est du pays, le gouvernement congolais veut afficher une posture de vigilance et d’anticipation. Le Dr Samuel Roger Kamba évoque ainsi des « engagements de plus de 300 millions USD », destinés à renforcer les capacités d’intervention, la surveillance épidémiologique ainsi que la prise en charge rapide des cas suspects dans les zones à risque.
Le ministre souligne également l’implication financière directe de l’État congolais dans cette bataille sanitaire. « Sur les 300 millions, l’État congolais a débloqué 20 millions », a-t-il révélé, traduisant la volonté de Kinshasa de ne pas dépendre exclusivement des partenaires extérieurs dans la lutte contre cette maladie meurtrière qui continue de hanter plusieurs provinces du pays.
À travers cette mobilisation régionale, les autorités sanitaires entendent bâtir un front commun contre Ebola, dans une région où les mouvements transfrontaliers constituent un défi majeur pour le contrôle des épidémies. La coopération entre la RDC, l’Ouganda et le Soudan du Sud apparaît désormais comme une pièce maîtresse d’une stratégie sanitaire appelée à dépasser les frontières politiques pour protéger des millions de vies humaines.
Alors que les populations restent suspendues à l’évolution de la situation épidémiologique, ce financement colossal résonne comme un signal d’espoir. Entre volonté politique, solidarité régionale et urgence sanitaire, la RDC tente d’ériger un rempart robuste contre Ebola, ce virus invisible qui, depuis plusieurs années, éprouve la résilience du système de santé congolais.
Guy Yuma G-Y






