Accueil / POLITIQUE / Crise sécuritaire dans l’Est : les élus du Nord-Kivu et de l’Ituri exigent un débat d’urgence au Parlement

Crise sécuritaire dans l’Est : les élus du Nord-Kivu et de l’Ituri exigent un débat d’urgence au Parlement

Avant même que les débats ne prennent leur envol dans l’hémicycle, un vent de contestation a soufflé sur l’Assemblée nationale. Les députés nationaux élus du Nord-Kivu et de l’Ituri ont décidé de suspendre leur participation aux travaux parlementaires, dénonçant le silence qu’ils jugent assourdissant autour de la détérioration continue de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration empreinte de gravité, ces élus affirment ne plus pouvoir assister passivement aux séances alors que leurs populations vivent sous la menace permanente des violences armées. Pour eux, l’Assemblée nationale ne peut rester indifférente face aux drames quotidiens qui ensanglantent les provinces de l’Est, où les civils continuent de payer le prix fort de l’insécurité.

Au cœur de leurs revendications figure l’exigence d’un débat parlementaire urgent sur l’état de siège instauré depuis mai 2021. Les députés réclament des explications claires du gouvernement sur les résultats de cette mesure exceptionnelle, dont l’efficacité est de plus en plus remise en question au regard de la persistance des attaques et de l’occupation de certaines localités par des groupes armés.

Les élus pointent également du doigt l’agression qu’ils attribuent au Rwanda à travers la rébellion de l’AFC/M23, ainsi que les offensives meurtrières répétées des ADF dans plusieurs territoires du Nord-Kivu et de l’Ituri. Ils estiment que le gouvernement doit rendre compte de la stratégie mise en œuvre pour restaurer durablement la paix et protéger les populations exposées à ces menaces multiformes.

Par ce geste politique fort, les députés des deux provinces entendent secouer la conscience nationale et replacer la question sécuritaire au centre de l’agenda parlementaire. Dans un pays où l’Est continue de vivre au rythme des armes et des déplacements forcés, leur boycott résonne comme un cri d’alarme lancé depuis les terres meurtries du Kivu et de l’Ituri, appelant la République tout entière à regarder en face l’urgence de la paix.

Guy Yuma G-Y

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *