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Consultation/Kinshasa : après avoir perdu son mari au front, une veuve de militaire réclame justice pour sa fillette de deux ans, victime présumée d’un viol

Le destin semble avoir réservé à cette mère une succession d’épreuves insoutenables. Veuve d’un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) tombé au front dans l’Est du pays, elle se retrouve aujourd’hui au cœur d’un nouveau drame. Sa fillette de seulement deux ans aurait été victime d’une agression sexuelle dans l’enceinte du camp Kokolo à Kinshasa. Une affaire qui suscite émotion et indignation, tant par la vulnérabilité de la victime que par le parcours déjà douloureux de sa famille.

Originaire du Kasaï, cette mère de deux enfants avait quitté sa province pour rejoindre Kinshasa après le décès de son époux. Son objectif était d’entreprendre les démarches administratives liées aux indemnités destinées aux familles des militaires morts au service de la nation. Sans parent ni point de chute dans la capitale, elle affirme avoir trouvé refuge au camp Kokolo où un responsable militaire lui aurait accordé un espace de fortune dans un hangar. Pour assurer la survie de ses enfants, elle s’était lancée dans un petit commerce de fruits, vendant oranges, mangues et bananes plantains.

Selon son témoignage, le drame serait survenu lorsqu’un élément de la Garde républicaine lui aurait ramené sa fille dans un état inhabituel. La petite présentait notamment des gonflements au niveau de la bouche et paraissait très affaiblie. Ce n’est que le lendemain, après avoir constaté des douleurs persistantes chez l’enfant, que la mère affirme avoir découvert des lésions graves au niveau des parties intimes de sa fille. Une situation qui l’aurait immédiatement poussée à alerter les autorités militaires présentes sur le site.

D’après les informations fournies par la mère, une enquête interne a été ouverte et un suspect aurait été identifié avant d’être présenté devant l’auditorat militaire. Celui-ci aurait ordonné son arrestation dans le cadre des investigations en cours. Pendant ce temps, la fillette a été orientée vers plusieurs structures sanitaires avant de bénéficier finalement d’une prise en charge au camp Tshatshi. Toutefois, sa mère estime que les soins reçus restent insuffisants face à la gravité des blessures et plaide pour une assistance médicale spécialisée capable de réduire les séquelles physiques et psychologiques de ce traumatisme.

Déjà fragilisée par la disparition de son mari et confrontée à ses propres problèmes de santé, cette femme refuse aujourd’hui de céder au silence. Dans un appel empreint d’espoir et de détresse, elle sollicite l’implication des plus hautes autorités du pays afin que justice soit rendue à sa fille. Au-delà de ce dossier, cette affaire remet au centre des préoccupations nationales la protection des enfants, la prise en charge des victimes de violences sexuelles et le devoir de solidarité envers les familles de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la République.

Davina Tshimanga

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