Une vive polémique secoue Air Congo après les témoignages de plusieurs passagers affirmant avoir été abandonnés à l’aéroport international de Bangoka, à Kisangani. Ces voyageurs soutiennent avoir été empêchés d’embarquer sur un vol à destination de Kinshasa en raison d’un dysfonctionnement du système informatique lors de l’enregistrement, alors qu’ils assurent s’être présentés dans les délais. L’incident ravive les interrogations sur la qualité du service offert sur le réseau aérien domestique en République démocratique du Congo.
Parmi les voyageurs concernés figurent six membres d’une délégation de douze personnes attendue à Kinshasa pour prendre part à une rencontre. Tandis que leurs compagnons de mission ont pu embarquer sans difficulté, eux affirment avoir été contraints de passer la nuit à l’aéroport. Certains disent avoir déboursé de leur propre poche pour accéder au salon de l’aérogare, dénonçant une absence d’assistance et de solutions face à cette situation qu’ils jugent préjudiciable.
Au-delà de cet épisode, les plaignants évoquent des difficultés qu’ils estiment récurrentes sur certaines dessertes nationales. Ils font notamment état de passagers ou de bagages retirés des vols à la dernière minute, une situation qu’ils attribuent à la capacité limitée des appareils affectés à certaines lignes intérieures. Des griefs qui, selon eux, nourrissent un climat de méfiance parmi les usagers du transport aérien.
Air Congo rejette toutefois ces accusations. Le chef d’escale de la compagnie à Kisangani affirme que les passagers concernés se seraient présentés après la fermeture des opérations d’enregistrement. Il rappelle que, conformément aux procédures de l’aviation civile, les comptoirs ferment une heure avant le décollage afin de permettre les préparatifs du vol. La compagnie souligne également que les retards enregistrés sur des vols opérés par d’autres transporteurs peuvent faire manquer les correspondances à Kisangani.
À Kinshasa, le responsable des ventes d’Air Congo estime que les accusations relayées contre la compagnie ne reflètent pas la réalité des faits et portent atteinte à son image. Au-delà de cette controverse, cette affaire remet en lumière les défis auxquels fait face le transport aérien intérieur en RDC, où la ponctualité, la gestion des correspondances et la communication avec les passagers demeurent des enjeux majeurs pour restaurer la confiance des voyageurs.
Guy Yuma G-Y






