L’indignation ne faiblit pas dans l’opinion publique, tandis que les réseaux sociaux s’emballent après la diffusion en boucle d’images d’une rare violence. On y voit un jeune homme, présenté comme le chauffeur du réalisateur des clips de Rebo Tshulo, maintenu au sol et violemment frappé par des militaires armés en présence de l’artiste.
Le chauffeur est soupçonné d’avoir dérobé un sac contenant bijoux, téléphones et une somme d’argent. Des accusations qu’il réfute, dénonçant au contraire le traitement inhumain subi, aussi bien au domicile de l’artiste que dans divers lieux où il aurait été conduit masqué et torturé.
Dans ce contexte, la victime a saisi la justice. Une plainte a été officiellement déposée mardi 21 avril 2026 au parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe. Selon son avocat, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, les objets dérobés sont évalués à plus de 20 000 USD. Mais la démarche judiciaire vise également les auteurs de la diffusion de contenus jugés diffamatoires sur les réseaux sociaux.
« La plainte concerne le voleur présumé ainsi que toute personne impliquée dans la propagation d’images portant atteinte à l’honneur de ma cliente », a déclaré l’avocat à la sortie du Palais de justice.
Par ailleurs, l’artiste s’en prend à une voisine qui, choquée par la scène, aurait donné l’alerte en filmant et diffusant la vidéo. L’opinion s’est émue à la vue de ces images, et les ministres de la Justice et des Droits humains ont réagi en instruisant leurs services pour une reconstitution des faits à travers une enquête. Affaire à suivre…
B.M.






