Le feuilleton judiciaire autour de Déborah Tshimpaka, alias Rebo Tchulo, connaît un nouveau rebondissement. Ce jeudi 28 mai 2026, l’artiste est appelée à comparaître devant le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema, lors d’une audience foraine très attendue à Kinshasa.
Son nom figure en bonne place dans l’extrait de rôle consulté par Bosolo-info.cd, aux côtés de treize prévenus, tous militaires. Quatre d’entre eux sont actuellement en cavale. Les charges sont lourdes : incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, tortures, extorsion, concussion et violation des consignes.
Une affaire née d’un vol présumé
Tout est parti d’un sac disparu. Rebo accuse Platini Sadisa d’avoir subtilisé son téléphone, ses passeports et une somme d’argent. L’homme est interpellé manu militari par des soldats avant d’être conduit au camp Kokolo.
La scène de torture, filmée dans la résidence de la chanteuse, devient virale et choque l’opinion. Sous la contrainte, Platini avoue le vol. Le ministère de la Justice saisit l’auditorat général des FARDC et le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, reçoit la victime.
Plaintes croisées et bataille judiciaire
Les avocats de Rebo Tchulo répliquent en déposant une plainte au Parquet de Kinshasa/Gombe pour cambriolage et diffamation, dénonçant les attaques de l’opinion publique.
De son côté, Platini Sadisa, assisté de Me Erman Meya, poursuit l’artiste pour torture, traitements dégradants et extorsion.
Deux versions s’affrontent désormais devant la justice militaire. Le procès qui s’ouvre promet de lever le voile sur les responsabilités et de trancher un dossier où se mêlent célébrité, abus de pouvoir et quête de vérité.
B.M.






