Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce jeudi à Luanda, capitale angolaise, pour prendre part à l’ouverture de la quatrième édition de la Biennale de Luanda. Ce rendez-vous panafricain de haut niveau place la paix, le dialogue et la non-violence au cœur des échanges entre les dirigeants et les acteurs engagés dans la stabilité du continent. La présence du chef de l’État congolais à cette rencontre intervient dans un contexte où la prévention des conflits demeure un défi majeur pour plusieurs pays africains.
Organisée conjointement par le gouvernement angolais, l’Union africaine et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), cette biennale ambitionne de renforcer les initiatives en faveur d’une culture durable de la paix. Elle constitue un cadre de concertation permettant aux responsables politiques et aux partenaires institutionnels de réfléchir aux moyens de prévenir les tensions, de promouvoir la coexistence pacifique et de consolider les mécanismes de résolution des conflits en Afrique.
Pour cette quatrième édition, les participants se penchent sur une problématique stratégique : « Renforcement de la gouvernance de l’eau en Afrique comme levier de prévention, de médiation et de résolution des conflits ». Le choix de ce thème met en lumière l’importance de l’accès à l’eau et de sa gestion équitable dans la stabilité des communautés. Ressource vitale, l’eau peut devenir une source de tensions lorsqu’elle se raréfie ou que son partage suscite des désaccords. À l’inverse, une gouvernance transparente et concertée peut favoriser la coopération entre les populations et les États.
La rencontre de Luanda offre ainsi aux dirigeants africains une occasion de mettre en commun leurs expériences et d’explorer des solutions adaptées aux défis liés aux ressources naturelles, aux tensions communautaires et à la consolidation de la paix. Dans cette perspective, la gestion de l’eau apparaît comme un enjeu qui dépasse les seules considérations environnementales pour toucher directement à la sécurité humaine, au développement et aux relations entre les pays voisins.
Pour la République démocratique du Congo, dont les ressources hydriques représentent un atout stratégique majeur, les discussions autour de la gouvernance de l’eau revêtent un intérêt particulier. La participation de Félix Tshisekedi à cette biennale s’inscrit dans un cadre continental de dialogue consacré à la paix et à la prévention des conflits. À Luanda, l’enjeu est de faire émerger des pistes de coopération capables de transformer les ressources partagées en facteurs de rapprochement plutôt qu’en motifs de discorde, afin de contribuer à une Afrique plus stable, solidaire et résolument tournée vers la paix.
Guy Yuma G-Y






