Le dégel diplomatique entre Bruxelles et Kigali ne change rien à la position de la Belgique sur la République démocratique du Congo. Alors que les deux pays viennent de renouer le dialogue après plusieurs mois de froid diplomatique, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, assure que son pays demeure attaché au respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC.
« Le rétablissement des relations diplomatiques entre États ne signifie pas renoncer à notre position, mais disposer de canaux de dialogue structurés », a déclaré le chef de la diplomatie belge. Une précision qui intervient dans un contexte régional toujours marqué par les tensions autour de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC.
Pour Maxime Prévot, le retour au dialogue doit également permettre d’aborder sans détour les désaccords qui persistent entre Bruxelles et Kigali. Le ministre belge cite notamment le conflit dans l’est de la RDC, dossier particulièrement sensible dans les relations entre les deux pays et au cœur des préoccupations diplomatiques internationales.
Dans un message publié mardi, le responsable belge affirme vouloir continuer à défendre « l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC ». Bruxelles entend ainsi maintenir sa ligne diplomatique tout en privilégiant la discussion avec Kigali. Un équilibre délicat entre ouverture du dialogue et fermeté sur les principes, alors que la région des Grands Lacs reste sous haute tension.
Le message de Bruxelles est donc clair : dialoguer avec Kigali ne signifie pas tourner le dos à Kinshasa. Pour la Belgique, la reprise des relations diplomatiques doit plutôt servir de passerelle pour traiter les différends encore ouverts, tout en maintenant au centre du débat le respect des frontières et de la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Guy Yuma G-Y






