Pour Deo Bizibu, il faut se garder de présenter le dialogue national comme une initiative personnelle du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo ou comme une démarche portée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). « Ce n’est pas le président Tshisekedi qui a demandé le dialogue, et ce n’est pas non plus l’UDPS qui l’a demandé », a-t-il martelé, estimant que le chef de l’État n’a fait que répondre à une nécessité devenue incontournable dans le contexte politique actuel.
Selon lui, la démarche présidentielle trouve sa justification dans un besoin de décrispation et de recherche d’une issue politique aux tensions qui traversent le pays. Loin d’être présenté comme une faveur accordée à une quelconque famille politique, le dialogue serait ainsi, à ses yeux, une réponse à une préoccupation nationale.
Mais au-delà de la tenue même des discussions, Deo Bizibu insiste surtout sur leur particularité. Il estime que ce nouveau cadre doit tirer les leçons des expériences précédentes et éviter de reproduire les mêmes erreurs. « La spécificité de ce dialogue est qu’on veut corriger les erreurs commises dans le passé », explique-t-il, plaçant ainsi la question de la méthode au cœur de la démarche.
Pour le responsable de l’UDPS, l’un des principaux enseignements à tirer du passé est de ne plus faire de la guerre le passage obligé vers une solution politique. « Il ne faut pas donner la prime à la guerre », insiste-t-il. Une formule qui résume, selon lui, la philosophie de cette nouvelle approche : privilégier la parole, la concertation et les mécanismes politiques plutôt que la confrontation armée.
À travers cette position, Deo Bizibu défend donc un dialogue présenté non comme une récompense pour les protagonistes de la crise, mais comme un instrument destiné à éviter que les armes ne dictent une nouvelle fois l’agenda politique national. Reste désormais à savoir si cette volonté de rompre avec les réflexes du passé pourra se traduire autour de la table par des engagements concrets et capables de ramener durablement le pays sur le chemin de l’apaisement.
Guy Yuma G-Y






