Accueil / INFRASTRUCTURES / Voirie : l’avenue Kianza, du gouffre à la rigidité, une métamorphose saluée par John Banza Lunda

Voirie : l’avenue Kianza, du gouffre à la rigidité, une métamorphose saluée par John Banza Lunda

Longtemps assimilée à un véritable lac artificiel, où grenouilles, têtards et vendeurs de vivres frais semblaient avoir élu domicile, l’avenue Kianza, dans la commune de Ngaba, change progressivement de visage. Le décor des bourbiers et des eaux stagnantes cède désormais la place à une chaussée en pleine transformation. En visite sur le chantier le week-end dernier, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a pu mesurer l’ampleur des travaux exécutés par la Direction provinciale de l’Office des voiries et drainage (OVD), avec une progression qui redonne de l’espoir aux usagers et aux riverains.

Le déclic est intervenu le 14 mai dernier, lors d’une première inspection du chantier. Malgré la réhabilitation de 600 mètres de chaussée et la construction de 1 000 mètres de caniveaux, le ministre avait constaté une situation toujours préoccupante. Face à cette réalité, il avait ordonné un redimensionnement technique global du projet, assorti d’une rallonge budgétaire faisant passer l’enveloppe de 2,9 à 4,3 millions de dollars. Un mois plus tard, soit le 14 juin, une nouvelle descente sur le terrain avait permis de constater des avancées significatives, conformément à la volonté du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, de placer les intérêts de la population au cœur de l’action publique.

Depuis, les équipes de l’OVD ont véritablement mis les bouchées doubles. Les deux gigantesques bourbiers qui constituaient autrefois un cauchemar pour les automobilistes ont été aplani et remblayés. La chaussée a été élargie afin de faciliter la circulation, tandis que des collecteurs en béton sont construits et les ouvrages existants curés en profondeur. La réalisation d’une piste en béton vient renforcer cette nouvelle physionomie, avec l’ambition de garantir à l’avenue Kianza une résistance durable face aux intempéries. Résultat : le taux d’exécution physique dépasse désormais les 72 %, malgré des difficultés techniques imprévues.

« La réalité du terrain l’emporte toujours sur les rapports de bureau », a fait remarquer le directeur provincial de l’OVD, Dieudonné Tshimbalanga. Initialement prévus pour 45 jours, les travaux ont connu un ralentissement à la suite de la découverte d’une nappe aquifère superficielle qui ne figurait pas dans les études préliminaires. Cette contrainte géologique a imposé une adaptation du calendrier et des solutions techniques. L’OVD dit également vouloir prendre les devants face à la prochaine saison des pluies, en renforçant les ouvrages destinés à collecter et orienter les eaux vers les exutoires naturels. L’objectif est clair : ne plus laisser l’eau reprendre possession de la route à la première forte pluie.

Mais derrière cette métamorphose, un autre défi, plus complexe, pointe déjà à l’horizon : les constructions anarchiques qui obstruent l’exutoire principal. « Toutes les avenues parallèles à Kianza ont érigé des constructions sur le collecteur, empêchant l’évacuation des eaux de ruissellement », a alerté Dieudonné Tshimbalanga. Pour préserver les investissements consentis et garantir la longévité de l’ouvrage, des démolitions ciblées apparaissent nécessaires. En parallèle, l’OVD poursuit la sensibilisation des riverains, appelés à protéger les caniveaux et à ne plus les transformer en dépotoirs. De l’eau stagnante aux premiers signes d’une route qui respire à nouveau, l’avenue Kianza semble ainsi tourner une page sombre de son histoire. Une métamorphose encore inachevée, mais déjà suffisamment visible pour faire naître, chez les usagers, un parfum de soulagement et une lueur d’espoir.

B.M

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *