Trois mois après le début de l’épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo, le Gouvernement veut adapter sa stratégie face à l’évolution de la situation. La Première ministre, Judith Suminwa, a présidé une réunion technique consacrée à l’évaluation de la riposte et à l’identification de nouvelles mesures pour renforcer la lutte contre cette maladie.
Au cœur des discussions : le renforcement de la réponse médicale. En plus des mesures habituelles de santé publique, les autorités examinent notamment les pistes thérapeutiques et préventives disponibles. Les recherches portent sur deux vaccins ciblant la souche Bundibugyo, tandis que le recours à des traitements antiviraux est également envisagé.

La prise en charge des personnes engagées sur le terrain a constitué le deuxième axe majeur de cette réunion. Les participants ont ainsi examiné et validé un barème relatif à la rémunération des prestataires mobilisés dans la riposte. Une mesure qui vise à encadrer leur prise en charge et à soutenir la continuité des opérations dans les zones concernées.
Autre priorité : la communication. Face à la circulation de fausses informations et de rumeurs autour de l’épidémie, le Gouvernement entend intensifier la sensibilisation de la population. La lutte contre l’« infodémie » apparaît désormais comme un volet essentiel de la riposte, au même titre que les interventions médicales et sanitaires.
Après trois mois de combat contre Ebola, Kinshasa entend donc resserrer les rangs et ajuster sa stratégie. Entre innovations médicales, meilleure organisation des équipes et communication de proximité, les autorités misent sur une riposte plus efficace pour contenir l’épidémie et protéger les populations. La bataille reste engagée, mais le mot d’ordre demeure clair : anticiper, renforcer et agir.
Guy Yuma G-Y






