La pression politique ne retombe pas. La coalition « Article 64 » (C64) maintient le cap et fixe toujours au 15 août 2026 son échéance pour la poursuite de ses actions contre les autorités congolaises. Dans un communiqué publié samedi 8 août à Kinshasa, cette plateforme de l’opposition annonce également la reprogrammation de sa marche, initialement envisagée, mais dont la nouvelle date sera communiquée ultérieurement. Une décision qui traduit la volonté de la coalition de maintenir sa mobilisation malgré un contexte politique particulièrement tendu.
Cette nouvelle position intervient alors que la C64 affirme avoir été confrontée à plusieurs incidents impliquant certains de ses membres. La coalition évoque notamment des faits survenus lors d’une réunion politique organisée au Camp Luka ainsi qu’au siège de l’ECiDé. Malgré ces épisodes, ses responsables assurent que les préparatifs de leurs différentes actions se poursuivent. La marche n’est donc pas abandonnée, mais simplement reportée à une date qui reste encore à déterminer.
En maintenant le 15 août comme date butoir, la C64 entend également accentuer la pression sur les autorités. La coalition leur demande de prendre des mesures concrètes en réponse à ses revendications avant cette échéance. Pour ses dirigeants, cette date représente un nouveau tournant dans leur stratégie de mobilisation politique. Le compte à rebours est ainsi maintenu, tandis que la plateforme affirme vouloir poursuivre ses actions dans le respect de sa ligne de conduite.
Sur un autre front, la coalition salue la restitution du passeport d’Olivier Kamitatu, tout en estimant que cette mesure doit être étendue à d’autres figures de l’opposition confrontées, selon elle, à des restrictions ou à des procédures judiciaires. La C64 cite notamment Aubin Minaku et Ramazani Shadary, qu’elle affirme être détenus depuis plus de 200 jours. La coalition indique que les deux responsables politiques ont désormais été transférés vers un lieu de détention connu et réclame leur présentation devant leur juge naturel.
Au-delà du maintien de son échéance et du report de sa marche, la C64 entend donc garder la pression sur le pouvoir congolais et faire de ses revendications un véritable bras de fer politique. Elle exige notamment l’organisation d’un procès qu’elle souhaite équitable pour Aubin Minaku et Ramazani Shadary. Dans un climat déjà chargé de tensions, le 15 août se profile désormais comme une date à haute portée politique. Reste à voir quelles réponses les autorités apporteront avant que le calendrier de la coalition n’entre dans sa phase décisive.
Guy Yuma G-Y






