Le débat autour de la Constitution congolaise s’invite de nouveau au cœur de la scène politique. Devant les députés nationaux et les sénateurs de l’Union sacrée, réunis ce samedi à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a exprimé ouvertement son désaccord avec la loi fondamentale en vigueur en République démocratique du Congo. « Cette Constitution, je ne l’aime pas, et vous le savez », a déclaré le chef de l’État, dans des propos qui relancent les interrogations sur l’avenir du texte constitutionnel.
Poursuivant son intervention, Félix Tshisekedi a évoqué la possibilité d’une révision ou d’un changement de la Constitution, tout en renvoyant cette responsabilité aux acteurs politiques concernés. « Vouloir la changer ou la toucher, c’est votre responsabilité », aurait-il affirmé devant les élus de sa famille politique. Une déclaration qui remet au premier plan une question particulièrement sensible dans le paysage politique congolais : celle de l’avenir de la loi fondamentale et des règles qui encadrent l’exercice du pouvoir.
Le président de la République a également évoqué l’échéance de 2028, affirmant qu’il accepterait de mettre fin à son parcours à la tête du pays si ses interlocuteurs refusaient d’aller dans le sens qu’il évoque. « Si, en 2028, vous refusez, je m’arrête là », aurait-il déclaré. Cette phrase intervient dans un contexte où toute discussion sur une éventuelle modification constitutionnelle suscite une attention particulière, notamment en raison des enjeux liés à la limitation des mandats présidentiels.
Au-delà de la question constitutionnelle, Félix Tshisekedi a insisté sur ce qu’il présente comme sa mission à la tête de l’État : remettre le pays sur les rails et parvenir à une paix véritable et durable. « Mais sachez que j’ai une mission : celle de mettre le pays sur les rails, d’installer une paix véritable et durable », aurait-il ajouté. Le chef de l’État place ainsi son discours sous le signe de la stabilité nationale, alors que la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC demeure au centre des préoccupations.
Ces déclarations devraient alimenter les discussions au sein de la classe politique et de l’opinion publique, tant la question constitutionnelle touche aux fondements de la démocratie congolaise. Entre la volonté affichée du président de revoir un texte qu’il désapprouve et les interrogations sur les conséquences d’une éventuelle réforme, le débat promet de rester au premier plan. Reste à connaître les contours précis des intentions présidentielles et les voies légales qui pourraient être envisagées, dans le respect des dispositions constitutionnelles en vigueur.
Guy Yuma G-Y






