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RDC : Dialogue national, situation sécuritaire, troisième mandat… les dessous de la rencontre entre Tshisekedi et les élus de l’Union sacrée

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a échangé ce samedi avec les députés nationaux et les sénateurs membres de l’Union sacrée de la nation, à la cité de l’OUA, à Kinshasa. La Première ministre, Judith Suminwa, a également pris part à cette rencontre consacrée aux grandes préoccupations de l’heure, notamment la situation sécuritaire dans l’Est du pays, le dialogue national et les questions politiques qui alimentent le débat public.

S’agissant du dialogue national, deux facilitateurs de l’Union africaine, un homme et une femme, devraient accompagner le processus, selon une source présente à cette réunion. Cette perspective laisse entrevoir un rôle d’accompagnement de l’organisation continentale dans les efforts visant à favoriser les échanges entre les différentes parties concernées. Les contours précis de cette démarche restent toutefois à clarifier.

Sur le front sécuritaire, Félix Tshisekedi a appelé les élus de l’Union sacrée à mobiliser la nation derrière les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). « Les gens doivent savoir que nous sommes agressés », aurait-il déclaré, d’après la même source. Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays, le chef de l’État aurait également affiché son optimisme quant à l’évolution de la situation, tout en réaffirmant la détermination du gouvernement à faire face aux défis sécuritaires.

Autre sujet sensible évoqué au cours de cette rencontre : la question d’un éventuel troisième mandat présidentiel. Selon les informations rapportées par notre source, Félix Tshisekedi aurait affirmé qu’il n’était pas fixé sur cette perspective et qu’il se soumettrait à la volonté du peuple, telle qu’elle s’exprimerait par référendum. Une déclaration rapportée au conditionnel, dont la portée exacte mérite d’être appréciée à la lumière des textes constitutionnels et des éventuelles précisions officielles du chef de l’État.

Enfin, contrairement aux attentes de certains observateurs, le nom de l’ancien président Joseph Kabila n’aurait pas été cité au cours de la réunion. Toujours selon notre source, un député aurait tenté d’aborder cette question, mais les participants présents dans la salle auraient refusé de l’entendre. Entre enjeux sécuritaires, perspectives de dialogue national et interrogations politiques, cette rencontre aura ainsi été marquée par plusieurs dossiers sensibles, dont les suites pourraient peser sur les prochains débats au sein de la majorité présidentielle et sur la scène politique congolaise.

Guy Yuma G-Y

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