La tension monte d’un cran entre Washington et Madrid. Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé vouloir engager une « guerre commerciale » contre l’Espagne, qu’il accuse d’avoir refusé d’appuyer militairement les États-Unis et Israël dans la guerre contre l’Iran et le Liban.
Dans une déclaration au ton offensif, Donald Trump a affirmé avoir demandé à « Scott » de « couper court à toutes relations avec l’Espagne ». Il a également reproché à Madrid de ne pas avoir suivi, selon lui, l’effort collectif réclamé aux nations européennes, notamment en matière d’engagement et de soutien stratégique.
Le point de friction majeur reste l’accès aux bases militaires espagnoles. « On pourrait utiliser leur base si on veut. On pourrait simplement y atterrir et l’utiliser. Personne ne va nous dire de ne pas l’utiliser », a-t-il lancé, tout en reconnaissant que les États-Unis n’y sont « pas obligés ». Une déclaration qui pourrait raviver les tensions diplomatiques entre les deux pays.
Au passage, le locataire de la Maison-Blanche a également exprimé son mécontentement envers le Royaume-Uni, estimant que Londres n’aurait pas pleinement répondu aux attentes américaines dans ce contexte de confrontation régionale.
Ces propos traduisent un durcissement du discours américain vis-à-vis de certains partenaires européens. La menace d’une guerre commerciale, si elle venait à se concrétiser, pourrait ouvrir un nouveau front économique, au moment où les tensions géopolitiques atteignent déjà un niveau préoccupant.
Guy Yuma G-Y






