Le passage de Tony Yoka dans la capitale congolaise a ravivé les tensions dans le monde du noble art. Invité mercredi 18 février sur Bosolo Télévision, Martin Bakole n’a pas fait dans la dentelle. Le poids lourd congolais a relancé publiquement l’hypothèse d’un combat revanche, affirmant avoir déjà échangé avec le ministre des Sports, Didier Budimbu, sur les conditions et modalités d’organisation.

Face aux caméras de Bosolo, Bakole s’est montré tour à tour offensif, lucide et déterminé.
Mea culpa et nouvelle promesse
Revenant sur sa dernière défaite par K.O., le boxeur congolais reconnaît une erreur stratégique motivée par l’appât du gain.
« Je ne m’étais pas préparé, mais le montant misé m’a poussé à accepter. J’ai pris un risque, malheureusement. »
Une leçon, assure-t-il, qui ne se répétera plus. Cette fois, il promet une préparation rigoureuse et sans compromis.
Analyse technique et avertissement musclé
À propos de son rival, Bakole reconnaît des qualités, mais pointe une faiblesse majeure :
« Tony Yoka a de bons mouvements, mais il lui manque la finition. Avec moi, chercher à tenir sur le ring, c’est signer son arrêt de mort. »
Un avertissement clair, assumé et frontal.
Reconnaissance, notoriété et chiffres à l’appui
Sur la question de la visibilité internationale, le Congolais nuance :
« Oui, je lui dois quelque chose, mais seulement dans la zone francophone, grâce à Canal+. »
Bakole rappelle également son palmarès : 24 combats, 21 victoires dont 19 par K.O., estimant détenir « un record que Yoka n’a pas et n’aura jamais ».
Une revanche sous haute tension
Confiant, le poids lourd ne cache pas ses ambitions :
« Je pars gagnant. Ce jour-là, je deviendrai rouge sur le ring, je n’aurai pas pitié. Qu’il sache qu’il ne franchira pas le 5ᵉ round. »
Il va plus loin en mettant en cause l’entourage de son adversaire :
« Son père met son fils en danger. »
Polémiques et mise au point
Balayant les rumeurs liées à la vie privée de son rival, Bakole clarifie :
« Je n’ai jamais parlé avec sa femme. C’est mon coach qui m’a rapporté des propos. »
Il présente également ses excuses pour ses précédentes sorties sur les réseaux sociaux :
« Je regrette mes propos sur TikTok et je promets de ne plus y revenir. »
Au-delà de l’affrontement annoncé, Martin Bakole élargit le débat à la situation de la boxe en RDC :
« Le problème, c’est l’organisation. L’État pourrait faire entrer beaucoup d’argent si les choses étaient bien faites. »
Entre défi sportif, règlements de comptes et plaidoyer pour une meilleure structuration du noble art congolais, la revanche Bakole–Yoka s’annonce déjà électrique.
B.M. et G-Y






