Accueil / SOCIETE / Rumeur de “vol de sexe” au Lualaba : les autorités brisent le silence et mettent en garde contre la justice populaire

Rumeur de “vol de sexe” au Lualaba : les autorités brisent le silence et mettent en garde contre la justice populaire

img 20260306 wa00134699952788845722308.jpg

Face à la propagation inquiétante de la rumeur liée au prétendu « vol de sexe » dans la province du Lualaba, les autorités provinciales ont décidé de hausser le ton.

Ce jeudi, un message ferme a été adressé à la population afin de mettre fin aux violences et aux actes de justice populaire qui se multiplient ces derniers jours.

Devant la presse, le ministre provincial de l’Intérieur, Roy Mayonde Philippe, entouré des commandants de la Police et des FARDC, a dénoncé avec vigueur la recrudescence des actes de vindicte populaire consécutifs à cette rumeur persistante.

Selon les autorités, plusieurs quartiers de la ville de Kolwezi ont été récemment secoués par des accusations liées à la prétendue disparition d’organes génitaux. Des cas ont été signalés notamment à Fungurume, Musompo, Musonoï, Kapata et jusque dans le quartier Latin.

Dans plusieurs situations, ces soupçons ont dégénéré en violences, conduisant parfois à la mort de personnes accusées à tort.

Parallèlement à cette psychose, certaines pratiques insolites commencent également à circuler dans la ville.
Plusieurs habitants affirment avoir été conseillés de se promener avec une épingle et un élastique, présentés comme des objets supposés protéger contre le prétendu « vol de sexe ». Ces croyances, largement relayées dans les quartiers et sur les réseaux sociaux, illustrent le climat de peur et de confusion qui s’est installé au sein de la population.

Le commandant de la police ville, Emmanuel Katambwe, a pour sa part appelé la population au calme et à la retenue. Il a tenu à rassurer l’opinion publique en affirmant que toutes les plaintes enregistrées par les services de sécurité et de police ont fait l’objet de vérifications approfondies. Jusqu’à présent, a-t-il précisé, aucun cas avéré de disparition d’organe génital n’a été confirmé.

Pour les autorités sécuritaires, ces rumeurs non vérifiées constituent un danger réel pour la cohésion sociale et la sécurité des citoyens. Elles alimentent la peur, la méfiance et ouvrent la voie à des actes de violence incontrôlés.
Malgré l’absence de preuves concrètes, la rumeur continue toutefois d’alimenter les conversations et les inquiétudes au sein de la population.

Certains s’interrogent sur l’origine de ces accusations et sur les motivations supposées des personnes présentées comme des « ravisseurs de sexe », ainsi que sur ce qu’elles pourraient faire de tels organes.

Face à cette situation, les autorités du Lualaba appellent la population à la vigilance, mais surtout au respect de la loi. Elles rappellent que toute personne suspectée d’un acte criminel doit être dénoncée auprès des services compétents et non livrée à la justice populaire, dont les conséquences peuvent être tragiques et irréversibles.

Kent Ilunga

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *