Les États-Unis durcissent le ton dans le dossier sécuritaire à l’est de la République démocratique du Congo. C’est Le Département du Trésor américain, à travers son Office of Foreign Assets Control (OFAC), qui a annoncé de nouvelles sanctions visant quatre hauts responsables rwandais ainsi que l’ensemble des Forces de défense du Rwanda (RDF), désormais inscrits sur la liste des ressortissants spécialement désignés (SDN).
Parmi les personnalités sanctionnées figurent Stanislas Gashugi, Ruki Karusisi, Mubarak Muganga (alias « MK Mubarkh ») et Vincent Nyakarundi, tous basés à Kigali.
Selon Washington, ces responsables seraient impliqués dans des activités contribuant à l’instabilité persistante dans l’est de la RDC.
L’inscription sur la liste SDN entraîne le gel des avoirs éventuels aux États-Unis et interdit aux citoyens et entreprises américaines d’effectuer des transactions avec les entités et individus désignés. En parallèle, l’OFAC a émis une « General License 1 », autorisant une période de démantèlement (« wind down ») des transactions impliquant les RDF, afin de permettre une cessation ordonnée des engagements en cours.
Ces mesures interviennent dans un contexte de recrudescence des violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Les États-Unis accusent Kigali de soutenir le mouvement rebelle M23/ARC, actif dans la région et au cœur des tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.
Cette nouvelle décision américaine marque une étape supplémentaire dans l’internationalisation du dossier sécuritaire congolais, avec des implications diplomatiques et économiques susceptibles d’accentuer la pression sur les autorités rwandaises, tout en redéfinissant les équilibres régionaux en Afrique centrale.
Kent Ilunga






