Une lettre attribuée à l’Union sacrée de la Nation (USN), adressée au directeur général de la SNEL, déclenche une vive controverse. Le document évoque une » contribution mensuelle et obligatoire » au profit de cette plateforme politique.

La correspondance, datée de février 2026, porte la signature du professeur André Mbata Mangu, en sa qualité de secrétaire permanent de l’USN. Elle est adressée à Teddy Lwamba Muba, directeur général de la SNEL, avec copie notamment au président de la République, Félix Tshisekedi.
Le document indique que les responsables d’entreprises publiques sont tenus de verser, à partir de janvier 2026, une contribution financière sur un compte bancaire de l’USN. Le texte s’appuie sur des « engagements de loyauté » adoptés lors d’un congrès, donnant à cette démarche un caractère contraignant.
Le fond du problème est évident, des mandataires publics, chargés de gérer des entreprises de l’État, se voient demander de financer une structure politique. La frontière entre institutions publiques et organisation partisane semble totalement brouillée.
Le caractère » obligatoire » soulève également des inquiétudes. Dans un système où les dirigeants d’entreprises publiques sont nommés par le pouvoir, une telle demande peut difficilement être perçue comme volontaire.
Au-delà de la polémique, cette affaire pose une question centrale, les ressources et les responsables publics doivent-ils servir un projet politique ou l’intérêt général ? En l’absence d’explications claires, le doute s’installe sur les pratiques de gouvernance et sur l’usage réel des fonds collectés.
ML






