Sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Gouvernement congolais, conduit avec détermination par la Première ministre Judith Suminwa, a franchi un cap décisif ce lundi 23 mars à Kinshasa. À l’initiative du Ministère du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, une table ronde des bailleurs de fonds s’est tenue, dédiée au financement du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2).
Dans une atmosphère empreinte d’engagement et de confiance renouvelée, partenaires techniques et financiers ont répondu présents à cet appel stratégique. Pour la République démocratique du Congo, l’enjeu est de taille : se doter enfin de données démographiques fiables, socle incontournable d’une planification rigoureuse et d’une gouvernance éclairée.

Et le signal est fort. Très fort. Des institutions de premier plan, parmi lesquelles la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, le Fonds monétaire international, UNFPA, UNICEF, ainsi que la Côte d’Ivoire, ont annoncé des engagements financiers avoisinant les 200 millions de dollars américains. Une enveloppe qui résonne comme un vote de confiance massif en faveur des réformes engagées et de la vision portée par les autorités congolaises.
Prenant la parole, le Chef de l’État a donné le ton, avec une formule qui sonne comme une promesse d’avenir : « cette table ronde marque le point de départ d’un Congo qui se connaît mieux, se planifie mieux et avance avec lucidité vers sa transformation ».
Devant une presse attentive, le ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo, aux côtés de Diene Keita, secrétaire générale adjointe des Nations unies et directrice exécutive de l’UNFPA, a recentré le débat sur l’essentiel : le recensement n’est pas une simple affaire de chiffres. Il est, ont-ils martelé, l’outil vital qui permet à un État de se regarder en face, de comprendre sa population, d’orienter ses politiques publiques et d’offrir des services adaptés aux réalités de ses citoyens.
Au-delà des discours, c’est une page qui se tourne, et une autre qui s’écrit. Une page où la donnée devient boussole, où la planification se fait science, et où la gouvernance s’aligne sur les exigences du développement moderne.
Avec cette mobilisation sans précédent, la RDC pose les jalons d’un avenir structuré, ambitieux et résolument tourné vers les résultats. Le RGPH-2 s’annonce ainsi comme bien plus qu’un exercice statistique : une renaissance méthodique, au cœur même de la transformation nationale.
Guy Yuma G-Y






