Un an après l’occupation des villes de Goma (Nord-Kivu) et de Bukavu (Sud-Kivu) par la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo demeure alarmante. Pourtant, en février de l’année dernière, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté à l’unanimité la résolution 2773, exigeant le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais.
Dans ce texte, le Conseil de sécurité condamnait explicitement le soutien du Rwanda à la rébellion de l’AFC/M23 et enjoignait ce mouvement armé à cesser sans délai les hostilités en RDC. Kigali était également appelé à mettre fin à toute assistance à ce groupe rebelle.
Cependant, alors que la RDC observe la première année de l’occupation de la ville de Goma, et près d’une année après l’adoption de cette résolution, sa mise en œuvre reste inexistante. Une situation qui suscite de nombreuses interrogations, d’autant plus que plusieurs analystes estiment que l’application effective de la résolution 2773 constituerait l’un des leviers majeurs pour la stabilisation durable de l’Est du pays, plongé dans l’insécurité depuis près de trois décennies.
C’est dans ce contexte que la Représentante permanente adjointe de la RDC auprès des Nations unies, l’ambassadrice Jocelyne Kabengele Lukundula, est intervenue le lundi 26 janvier 2026 à la 10096ᵉ séance du Conseil de sécurité de l’ONU. S’exprimant au nom de la RDC lors de cette réunion consacrée à la promotion et au renforcement de l’État de droit dans les opérations de maintien de la paix et de la sécurité internationales, elle a exhorté les Nations unies à assurer l’exécution effective de toutes les résolutions adoptées conformément à la Charte de l’ONU.
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