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RDC/Sécurité : bilan humain alarmant après l’occupation d’Uvira par le M23/AFC

Le gouvernement congolais a dressé, lundi soir, un bilan humain provisoire particulièrement lourd à la suite de l’occupation de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, par les rebelles de l’AFC/M23. Selon les chiffres officiels communiqués, 1 500 civils ont été massacrés, près de 300 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs habitations, tandis que 12 000 enfants déplacés se retrouvent aujourd’hui séparés de leurs familles, une situation qui a profondément ému les observateurs et l’opinion publique.

Ce bilan a été rendu public par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, à l’issue d’une réunion interinstitutionnelle présidée par la Première ministre Judith Suminwa. Le porte-parole du gouvernement a précisé que ces chiffres restent provisoires, les évaluations se poursuivant dans un contexte marqué par l’insécurité persistante et l’accès limité à certaines zones touchées par les violences.

L’occupation d’Uvira a entraîné une grave crise humanitaire, avec des milliers de familles privées d’abris, d’accès aux soins et aux services sociaux de base. Les autorités congolaises alertent sur la vulnérabilité particulière des enfants déplacés, exposés aux risques de malnutrition, de violences et de séparations familiales prolongées. Des besoins urgents en assistance humanitaire ont été identifiés, notamment en matière de santé, d’alimentation et de protection des populations civiles.

Face à cette situation, le gouvernement congolais réaffirme sa condamnation de l’agression attribuée au Rwanda et au M23/AFC et appelle à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour faire cesser les violences et soutenir les efforts humanitaires dans l’Est du pays.

Kinshasa insiste également sur la nécessité de mesures concrètes pour protéger les civils et restaurer l’autorité de l’État dans les zones affectées par le conflit.

G-Y

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