Les États‑Unis ont récemment imposé des sanctions à des responsables liés à l’armée rwandaise et au M23. Pour Moïse Mupata Mawa, président de la Ligue des jeunes de l’ACP et expert en fiscalité, douane et accises, « ces mesures sont le fruit d’une diplomatie patiente, structurée et déterminée, menée avec courage par le Président Félix Tshisekedi ». Selon lui, ces sanctions marquent un tournant historique dans la lutte pour la souveraineté de la République démocratique du Congo à l’Est.
« Kinshasa a su mobiliser l’Union africaine, saisir les Nations unies et interpeller ses partenaires internationaux, tout en documentant précisément les violations du droit international », explique Moïse Mupata. Il insiste : « Ces sanctions ne sont pas simplement symboliques ; elles responsabilisent directement ceux qui déstabilisent notre pays et affaiblissent le soutien extérieur au M23, notamment celui du Rwanda ».
Pour Moïse Mupata, la pression internationale sur le Rwanda fragilise clairement le régime de Paul Kagame et pourrait, à terme, provoquer une recomposition politique à Kigali. « C’est une chance historique pour la RDC de renforcer sa crédibilité diplomatique et de consolider sa position dans la région », ajoute-t-il. Il précise également : « Le sénateur Gentiny Ngobila Mbaka et l’Alliance des Congolais Progressistes partagent la vision du Président Tshisekedi d’un pays stable et fort, capable de protéger ses citoyens ».
Analysant la situation actuelle au Moyen‑Orient, Moïse Mupata Mawa tire la sonnette d’alarme. Selon lui, la crise énergétique mondiale n’est plus une menace lointaine : elle est déjà tangible. L’escalade militaire entre les États‑Unis, Israël et l’Iran perturbe des flux d’exportation essentiels, notamment autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour près d’un cinquième du pétrole mondial. Dans ce contexte, les cours du pétrole brut ont bondi depuis le début des hostilités, avec le Brent dépassant les 80 dollars le baril, tandis que les prix du gaz naturel en Europe ont grimpé de plus de 30 % sur certaines périodes récentes.
« Cette flambée des prix n’est pas anodine », souligne Moïse Mupata. « L’impact se fait déjà ressentir sur les marchés énergétiques européens et mondiaux, avec des risques de hausse des coûts du carburant, de l’électricité et du transport. L’augmentation des prix du pétrole et du gaz peut alimenter une reprise de l’inflation dans plusieurs économies avancées, menaçant de freiner la croissance mondiale si le conflit se prolonge ».
Face à cette situation internationale déjà tendue, les autorités congolaises doivent faire preuve d’une prudence stratégique renforcée. Moïse Mupata Mawa rappelle : « La RDC ne peut se permettre de subir passivement les effets de chocs extérieurs ; il est impératif d’anticiper et de sécuriser notre économie et le quotidien des Congolais ». Selon lui, plusieurs mesures doivent être mises en œuvre sans délai : renforcer le fonds de stabilisation des prix des carburants, constituer des réserves stratégiques de produits pétroliers, et diversifier rapidement le mix énergétique national pour réduire la dépendance aux importations et aux fluctuations du marché international.
En tant qu’expert en fiscalité, douane et accises, Moïse Mupata insiste également sur la coordination budgétaire et monétaire : « Le ministère des Finances et la Banque centrale doivent travailler de concert pour contenir l’inflation et éviter un choc économique brutal ». La protection du pouvoir d’achat reste cruciale : surveillance stricte des prix des produits de première nécessité, soutien ciblé aux ménages vulnérables et contrôle des marges commerciales figurent parmi les priorités immédiates.
Pour Moïse Mupata, la RDC se trouve aujourd’hui à un moment charnière. « La diplomatie a ouvert la voie, mais seule une anticipation économique et sociale rigoureuse permettra de préserver la stabilité de notre pays ». La leçon est claire : gagner sur le plan international ne suffit pas si l’on ne protège pas simultanément les Congolais des chocs économiques mondiaux.
ML






