À la suite de l’arrestation d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD) et cadre influent du Front commun pour le Congo (FCC), par les services de renseignements, le mouvement Sauvons la RDC est vivement monté au créneau.
Dans un communiqué rendu public ce lundi 19 janvier 2026, l’organisation condamne avec la plus grande fermeté ce qu’elle qualifie d’enlèvement à caractère politique, assimilé à une sanction arbitraire.
Selon Sauvons la RDC, cette interpellation serait directement liée à l’engagement assumé d’Aubin Minaku dans l’opposition ainsi qu’à son rôle dans la présidence des cérémonies d’hommages à la mémoire de Patrice-Emery Lumumba et de Laurent-Désiré Kabila. Le mouvement estime que cet acte vise à intimider toute voix dissidente et à criminaliser l’expression politique pluraliste.

Le communiqué dresse un constat sévère de la situation actuelle du pays, affirmant que la République démocratique du Congo s’éloigne dangereusement de l’idéal défendu par ses héros nationaux. Il dénonce un État où la liberté ne serait plus un droit fondamental garanti, mais une faveur accordée selon le bon vouloir d’un pouvoir qualifié de personnel, discriminatoire et répressif, réduisant opposants et acteurs de la société civile au statut de prisonniers potentiels.
Face à ce qu’il considère comme une dérive dictatoriale, Sauvons la RDC appelle les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits de l’homme à s’associer à la lutte du peuple congolais contre ces actes qu’il juge tyranniques. Le mouvement exige la restauration de l’État de droit, le respect des principes démocratiques et la fin des arrestations arbitraires en République démocratique du Congo.
À ce stade, aucune communication officielle n’a été rendue publique par les autorités sur les raisons de cette arrestation. Sauvons la RDC réaffirme, pour sa part, son attachement au respect des principes démocratiques, à la liberté d’expression et au pluralisme politique.
G-Y






