Une page semble se tourner. Pour la première fois depuis plusieurs années, la prière de clôture du Ramadan, marquant l’Aïd el-Fitr, s’est déroulée dans le calme absolu sur l’esplanade du Palais du Peuple. Aucun incident, aucune tension : seulement des fidèles réunis dans un même élan de foi. Un fait rare, presque historique, dans un contexte longtemps marqué par des divisions profondes.
Au cœur de cette accalmie inédite, un nom s’impose : Guillaume Ngefa. Le Ministre d’État a relevé un défi que beaucoup jugeaient insurmontable. Là où les crispations régnaient, il a semé le dialogue ; là où les fractures s’élargissaient, il a patiemment tissé des liens.
Depuis plusieurs années, la Communauté Islamique au Congo (COMICO) vivait au rythme de rivalités internes opposant ses différentes factions. Ces dissensions avaient souvent transformé des moments de recueillement en scènes de tensions, parfois violentes, avec des conséquences tragiques. Mais cette fois-ci, le scénario a changé.
Sur instruction du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le ministre a opté pour une approche résolument inclusive : rencontres directes avec les cheikhs, échanges francs avec les imams, écoute active des griefs. Une diplomatie de proximité qui a fini par porter ses fruits, arrachant un consensus autour d’une prière commune.
Le résultat dépasse le simple cadre religieux. Il incarne une victoire symbolique pour la République démocratique du Congo tout entière, engagée dans une quête permanente de cohésion et de stabilité. Cette réussite s’inscrit également dans la vision du gouvernement conduit par la Première ministre Judith Suminwa, qui fait du vivre-ensemble un pilier de son action.
Ce 20 mars 2026 restera ainsi gravé comme le jour où, dans une ferveur apaisée, l’unité a pris le pas sur la discorde. Une respiration collective, un moment suspendu où la foi a parlé d’une seule voix.
Coup de maître pour Guillaume Ngefa. Et peut-être, enfin, l’aube d’une ère nouvelle.
Guy Yuma G-Y






