À Kinshasa, capitale effervescente de la République démocratique du Congo, les questions liées au financement de la Police nationale congolaise (PNC) ont été au centre d’une rencontre stratégique, mercredi, entre une délégation de cette institution sécuritaire et le vice-Premier ministre en charge du Budget. Une audience marquée par un dialogue franc autour des moyens nécessaires pour renforcer l’action de la police sur l’ensemble du territoire national.
Conduite par le commissaire général de la PNC, la délégation s’est rendue auprès du responsable du portefeuille budgétaire du gouvernement afin d’établir un premier contact officiel depuis son entrée en fonction. Une démarche protocolaire, mais aussi institutionnelle, traduisant la volonté de consolider les passerelles entre les structures sécuritaires et les autorités financières de l’État.
Dans une déclaration à l’issue de cette rencontre, Benjamin Alongaboni, commissaire général de la Police nationale congolaise, a précisé le sens de cette visite. « Nous sommes venus, en tant que structure, nous entretenir avec le vice-Premier ministre du Budget pour lui présenter nos civilités. Depuis qu’il est entré en fonction, nous n’avions jamais eu l’occasion de le rencontrer », a-t-il indiqué.
Mais au-delà des civilités protocolaires, la délégation de la PNC a saisi cette opportunité pour évoquer les défis budgétaires auxquels fait face cette institution chargée de la sécurité publique. Les discussions ont notamment porté sur l’enveloppe allouée à la police et sur les besoins nécessaires pour renforcer son efficacité opérationnelle.
« À cette même occasion, nous en avons profité pour échanger avec lui autour des préoccupations de la Police en matière budgétaire », a ajouté le commissaire général, soulignant l’importance d’un appui financier adapté pour permettre à la police d’accomplir pleinement sa mission de protection des citoyens et de maintien de l’ordre.
Cette rencontre, empreinte d’un esprit de collaboration institutionnelle, illustre la dynamique de dialogue entre les structures de sécurité et les autorités gouvernementales. Une symphonie administrative où se dessine, en filigrane, l’ambition d’une police mieux équipée et plus efficace, au service de la stabilité et de la quiétude nationale.
Guy Yuma G-Y






