Le Ministère des Finances a récemment annoncé qu’il allait demander aux investisseurs de lui prêter 70 millions de dollars, à travers des Obligations du Trésor en dollar américain, avec un taux d’intérêt de 9 % sur un an et demi. Cette opération, prévue pour le 10 février 2026, se fait dans le cadre d’un mécanisme légal de mobilisation de liquidités auprès des banques et des opérateurs économiques, organisé par la Banque Centrale du Congo.


Si certains présentent cette initiative comme une nouveauté, il faut rappeler que ce procédé existe depuis plusieurs années. L’État congolais recourt régulièrement à ce type de prêt pour financer ses besoins de trésorerie, en s’engageant à rembourser le capital et les intérêts à des dates prédéfinies.
Cette pratique n’est pas nouvelle. Déjà sous l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi, un document officiel daté du 15 septembre 2023 annonçait une adjudication des Bons du Trésor en dollar américain pour un montant de 100 millions USD. Les offres devaient être déposées le 26 septembre 2023, et le remboursement était prévu pour le 28 mars 2024. Là encore, l’État demandait simplement aux investisseurs de lui prêter de l’argent pour une période déterminée.
Ces exemples montrent que solliciter des prêts via le marché financier est un outil classique de gestion des finances publiques en RDC, utilisé depuis plusieurs années pour assurer le fonctionnement régulier de l’État.
ML






