Le Gouvernement congolais veut changer de vitesse dans la mobilisation des recettes publiques. Pour y parvenir, l’exécutif mise d’abord sur la stabilité du cadre macroéconomique, présentée comme une condition essentielle pour soutenir la croissance et permettre à l’État de disposer de ressources plus importantes.
Sous la conduite du ministre des Finances, Doudou Fwamba, plusieurs réformes fiscales sont déjà engagées. La télédéclaration de la TVA est appelée à se généraliser, tandis que des efforts sont déployés pour améliorer la mobilisation de l’IPR, réduire les dépenses fiscales et étendre l’utilisation de la facture normalisée. Des mesures qui visent à moderniser progressivement le système de collecte des recettes.
Dans cette course aux ressources, les régies financières occupent une place centrale. Leur renforcement doit permettre de mieux récupérer les sommes dues à l’État et de limiter les fuites dans le circuit des recettes publiques. L’ambition est claire : remplir davantage les caisses de l’État pour donner plus de moyens au financement des besoins de la population.
« Pour mobiliser les recettes, il faut avoir un cadre macroéconomique stable », a affirmé Doudou Fwamba lors de l’exercice de redevabilité consacré à la première année du Gouvernement Suminwa 2. Pour le ministre, la stabilité économique doit donc servir de socle à une mobilisation plus efficace et durable des ressources nationales.
Avec ces réformes, le Gouvernement veut donner une nouvelle impulsion aux finances publiques congolaises. Mieux collecter, réduire les pertes et élargir les recettes : le pari est désormais de transformer ces réformes en ressources concrètes capables d’accompagner les priorités nationales et de répondre davantage aux attentes de la population.
Guy Yuma G-Y






