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RDC : Dialogue national, une nécessité familiale et républicaine

Joint depuis le Canada par la rédaction de Bosolo-infos-cd, le professeur Michel s’est exprimé sur la déclaration du président de la République relative au dialogue national. Selon lui, « le dialogue est une lessiveuse et non un tribunal », rappelant l’adage : « les linges sales se lavent en famille ». Pour l’universitaire, seul le président de la République peut convoquer et organiser le dialogue, en sa qualité de père de la Nation et garant de l’unité nationale.

Le professeur Bongongo partage cette analyse et précise que le dialogue inclusif ne doit pas porter sur les questions sécuritaires, mais sur les enjeux politiques, sociaux, économiques et culturels. Il estime donc logique que les Congolais collaborant avec le Rwanda, accusé d’ingérence en RDC, ne soient pas invités à ces échanges.

Depuis toujours, le dialogue constitue le socle de l’organisation sociale humaine. La sagesse universelle rappelle que le langage qui unit et apaise prend sa source dans la famille. Le dialogue n’est pas un luxe ni un tribunal : c’est un outil de compréhension mutuelle et de cohésion, indispensable à toute société.

Dans le contexte actuel de crise multidimensionnelle que traverse la RDC, le dialogue devient un impératif national. Au-delà des titres et fonctions, chaque citoyen est responsable de la situation du pays. La Nation congolaise, une et indivisible dans sa diversité, s’apparente à une grande famille où le dialogue ne doit pas être perçu comme un affrontement, mais comme un instrument de réussite collective, capable de conduire à des réformes profondes et à l’amélioration des conditions de vie, souligne le professeur Bongongo.

Par essence, l’initiative du dialogue revient au président de la République, qui doit réunir une représentation significative des forces vives du pays. Le dialogue national inclusif annoncé par le chef de l’État, accompagné de sa volonté d’écoute et de concertation, mérite d’être salué, ajoute l’homme de sciences.

Il reste cependant à distinguer le dialogue national des questions sécuritaires, qui relèvent des négociations directes entre le gouvernement et les groupes armés, notamment l’AFC/M23, soutenu par le Rwanda. Dans ce cadre, le dialogue inclusif doit se concentrer sur les aspects non sécuritaires : politiques, économiques, sociaux, financiers, administratifs et culturels, afin d’assurer une gouvernance efficace et responsable.

Le dialogue national n’est donc pas une concession politique, mais un véritable instrument de refondation nationale, indispensable pour restaurer la confiance, renforcer la cohésion sociale et bâtir un avenir commun fondé sur la paix, la justice et la responsabilité collective, conclut le professeur Michel.

Guy Yuma G-Y

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