Cinq personnes, majoritairement des femmes, ont été tuées et plus de onze autres blessées jeudi 29 janvier dans le marché de Sange, en territoire d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon le gouvernement provincial du Sud-Kivu, l’attaque a été menée par l’armée rwandaise et le mouvement rebelle M23-AFC.


Dans un communiqué consulté vendredi par la rédaction de Bosolo-infos.cd, les autorités provinciales dénoncent un massacre ciblé contre des civils innocents, qu’elles qualifient de violences systématiques et coordonnées perpétrées par le Rwanda depuis plus de trois décennies dans l’est du pays. Ce drame s’inscrit, selon elles, dans la série de crimes contre l’humanité visant les populations locales.
Le gouvernement provincial souligne que cette attaque constitue une violation flagrante du droit international humanitaire, tel que défini par les Conventions de Genève et leurs protocoles additionnels. L’attaque, délibérément dirigée contre des civils, relève, par sa gravité et son mode opératoire, de la qualification de crime de guerre au sens du droit pénal international.
Cet incident dramatique met en lumière la fragilité sécuritaire persistante dans l’est de la RDC et la vulnérabilité des populations civiles face aux groupes armés et aux forces étrangères impliquées dans le conflit. Les autorités appellent à la vigilance et à une protection renforcée des civils dans la région.
G-Y






