La tension monte autour des activités de Tenke Fungurume Mining dans la province du Lualaba. Après la diffusion d’une enquête accablante par France 24 évoquant une possible pollution de l’air et ses conséquences sanitaires à Fungurume, le gouvernement congolais est sorti de sa réserve.
Dans une réaction ferme, le Ministère des Mines de la République Démocratique du Congo dénonce des informations “non encore établies scientifiquement” et refuse toute conclusion hâtive. Louis watum kabamba rappelle que l’exploitation minière en RDC est strictement encadrée et que toute accusation doit être soumise à des vérifications rigoureuses.
Mais derrière cette prudence affichée, l’heure est à l’action. Les autorités annoncent une riposte technique, il s’agit de convocation de l’entreprise TFM Mining, le déploiement imminent d’experts sur le terrain ainsi que le lancement d’analyses indépendantes pour établir la vérité sur la qualité de l’air et le respect des normes environnementales.
L’objectif pour Kinshasa est de couper court aux spéculations et reprendre le contrôle du récit.
Le gouvernement qui promet un processus transparent prévient par contre que si des violations sont prouvées, des sanctions pourraient tomber, y compris sur le plan judiciaire.
Dans ce dossier sensible, où se mêlent enjeux économiques majeurs et inquiétudes sanitaires des populations locales, Kinshasa joue gros.
Entre pression médiatique internationale et exigence de souveraineté, les conclusions de l’enquête annoncée seront scrutées de près, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger.
Kent Ilunga






