Au lendemain de la récente sortie médiatique de Jean-Marc Kabund, l’honorable Peter Kazadi, député national et ancien Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, est monté au créneau pour rétablir sa version des faits concernant le départ de l’opposant de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).
Réagissant aux déclarations de Kabund, qui évoque une rupture politique liée à la gouvernance du pays, Peter Kazadi rejette catégoriquement cette lecture. Selon lui, les faits sont clairs : il s’agissait d’une exclusion disciplinaire décidée par les instances compétentes du parti, et non d’un désaccord idéologique.
Il rappelle qu’au moment des faits, Jean-Marc Kabund cumulait les fonctions de président a.i. du parti présidentiel et de Premier vice-président de l’Assemblée nationale. Des comportements publics jugés incompatibles avec les exigences de moralité et de responsabilité attachées à ces fonctions avaient provoqué une vive indignation au sein de l’opinion.
Parmi les faits reprochés figuraient des altercations avec des citoyens, notamment des incidents impliquant des dégradations de véhicules, ainsi que des actes considérés comme humiliants à l’endroit d’un membre des forces armées. Ces épisodes étaient survenus dans un contexte sécuritaire particulièrement sensible, marqué par la dégradation de la situation à l’Est du pays.
Pour Peter Kazadi, la décision de l’UDPS répondait à un impératif de discipline et de préservation de l’image du parti. « Il ne s’agissait pas d’un débat doctrinal, mais d’une question de responsabilité », soutient-il en substance.
À travers cette mise au point, le député national entend contrer ce qu’il perçoit comme une tentative de relecture des événements, estimant que la séparation entre Jean-Marc Kabund et l’UDPS relève d’un manquement disciplinaire et non d’une divergence politique de fond.
ML






