Sous l’impulsion de l’inspecteur chef de service de l’Inspection générale des finances (IGF), Christophe Bitasimwa, une initiative majeure vient d’être lancée afin de consolider la coordination entre les structures spécialisées dans la lutte contre la corruption.
Objectif : accroître l’efficacité des mécanismes de prévention, améliorer la détection des actes de corruption et renforcer la répression des infractions financières.
« La corruption est une gangrène qui mine profondément la gouvernance publique. Aucune institution, agissant seule, ne peut lutter efficacement contre ce fléau sans une synergie forte entre les services publics », a insisté Christophe Bitasimwa, soulignant l’urgence d’une réponse collective.
Lors des échanges, les participants ont évalué les dispositifs existants et identifié plusieurs défis : insuffisance de coordination opérationnelle, duplication des interventions et contraintes liées au partage d’informations sensibles. Consciente de ces limites, l’IGF a préconisé la création d’une task force inter-services. Une proposition accueillie favorablement par l’APLC, la CICM, l’OSCEP et la CENAREF.
Un accent particulier a été mis sur l’instauration d’un cadre formel d’échanges d’informations, afin d’éviter les chevauchements et de renforcer l’efficacité des contrôles. Cette dynamique traduit une prise de conscience collective face à l’ampleur du phénomène.
À court terme, il est prévu de formaliser un cadre de coopération structuré, avec des modalités claires, des pôles stratégiques et un mécanisme de suivi rigoureux. « La lutte contre la corruption est immédiate. Nous devons formaliser ce cadre et agir sans délai », a martelé le chef de service de l’IGF.
Les responsables présents ont réaffirmé leur engagement à unir leurs efforts pour éradiquer la corruption, promouvoir une culture d’intégrité et renforcer la redevabilité au sein de l’administration publique. La société civile sera associée à cette dynamique, une fois les bases organisationnelles consolidées, pour garantir transparence et adhésion citoyenne.
Cette initiative s’inscrit dans le droit fil de la vision du président Félix Tshisekedi, qui a fait de la lutte contre la corruption une priorité majeure. La mise en place de cette task force apparaît ainsi comme un levier stratégique pour transformer la gouvernance publique et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions de l’État.
Bona M.






