La semaine qui s’annonce pourrait marquer un tournant pour la Baie de Ngaliema. Le ministre provincial de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, Léon Mulumba, a annoncé lors de sa dernière sortie publique une série d’actions destinées à « remettre de l’ordre » dans cet espace stratégique de la capitale.
Située à l’entrée ouest de Kinshasa, adossée au fleuve Congo, la Baie de Ngaliema est un site emblématique, mais aussi fragile, exposé depuis des années à une occupation anarchique, à la pollution et à une exploitation incontrôlée de ses berges. Les autorités provinciales affirment vouloir y restaurer l’environnement, préserver le patrimoine naturel et mettre fin aux pratiques qui menacent l’équilibre écologique du fleuve.
Derrière cette annonce, se dessine une opération qui pourrait rappeler les précédentes interventions menées dans d’autres quartiers de Kinshasa : démolition des constructions illégales, déguerpissement des occupants et relocalisation éventuelle des familles concernées. Les habitants et usagers de la Baie attendent de voir si cette fois, les promesses d’aménagement durable et de valorisation touristique seront réellement tenues.
L’annonce du ministre Mulumba ouvre donc un nouveau chapitre dans la gestion des espaces sensibles de la capitale. Mais elle pose aussi une question cruciale : Kinshasa saura-t-elle transformer cette opération en projet structurant, ou se contentera-t-elle d’une démonstration d’autorité sans lendemain ?
B.M.






