Après plusieurs jours de tension et de paralysie partielle, la ville de Kinshasa retrouve peu à peu son rythme. Les chauffeurs de taxis, taxis-bus et autres moyens de transport en commun ont décidé, lundi 16 mars, de suspendre leur mouvement de grève, à l’issue d’une réunion décisive avec le ministre provincial des Transports, Jésus-Noël Sheke. Une annonce qui sonne comme une bouffée d’air frais pour des milliers de Kinois longtemps éprouvés par les difficultés de déplacement.
Dans une atmosphère décrite comme constructive, les échanges entre les autorités et les représentants des associations de transporteurs ont débouché sur un consensus immédiat : la reprise sans délai des activités de transport à travers la capitale. Objectif affiché, désengorger progressivement les artères urbaines et redonner vie à une mobilité mise à rude épreuve.
Au cœur des discussions, les chauffeurs ont vivement dénoncé les multiples tracasseries auxquelles ils sont confrontés au quotidien. Parmi les points sensibles, l’utilisation jugée abusive des « Mbasu » sur la chaussée a cristallisé les tensions. Les parties prenantes ont ainsi insisté sur la nécessité de restaurer l’ordre et l’équité dans l’application des règles de circulation.
Dans un élan d’apaisement, un moratoire sur le contrôle de l’état des véhicules a également été évoqué. Cette mesure transitoire vise à offrir un répit aux transporteurs, tout en ouvrant la voie à des réformes plus structurées dans le secteur du transport urbain.
Guy Yuma G-Y






