Dans la commune de Kimbanseke, la route Mokali est devenue le symbole de l’enclavement et de l’oubli. Ce tronçon vital, qui relie plusieurs quartiers du sud-est de Kinshasa, est dans un état de délabrement avancé, rendant la circulation périlleuse pour des milliers d’habitants.
Non asphaltée, jonchée de nids-de-poule, envahie par les eaux stagnantes et dépourvue de tout système de drainage, cette voie stratégique complique la vie quotidienne des piétons et des automobilistes. Les enfants, en route pour l’école, doivent souvent marcher dans la boue ou sauter de pierre en pierre pour se frayer un passage, tandis que les conducteurs de taxis et de motos hésitent à emprunter l’axe, ou facturent des tarifs majorés pour compenser l’usure rapide de leurs véhicules.

Face à cette situation, les habitants ont déjà exprimé leur frustration et n’excluent pas des manifestations symboliques pour attirer l’attention des autorités. Ils espèrent également que l’Opération « Kin Ezobonga », lancée par le gouverneur de Kinshasa, produira rapidement des résultats dans cette partie du district de Tshangu, et appellent à intégrer Mokali parmi les priorités d’intervention.
La dégradation de cette route illustre un problème plus large : l’état préoccupant des voies secondaires de la capitale, un enjeu majeur pour la mobilité urbaine, le développement économique local et le bien-être des citoyens.
G-Y






