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Forum médias Chine–RDC : Jules Alingete monte au front pour la transparence et la renégociation des contrats

jules alingete

Dans l’arène feutrée mais stratégique du premier Forum médias Chine–RDC, Jules Alingete a fait entendre une voix ferme, presque vibrante, portée par une conviction : celle d’un Congo résolument engagé sur le chemin de la transparence. Invité comme panéliste, l’inspecteur général des finances honoraire a centré son intervention sur la lutte contre la corruption et l’assainissement du climat des affaires, avec en ligne de mire le dossier sensible de Sicomines.

Dans un ton sans détour, il a exhorté les Congolaises et Congolais à ne pas céder aux discours qu’il qualifie d’illusions politiques. Pour lui, la revisitation des contrats sino-congolais constitue une avancée majeure, portée sous l’impulsion du président Félix Tshisekedi, et validée au plus haut sommet de l’État. Une réforme qu’il défend avec vigueur, la présentant comme un tournant décisif dans la gouvernance économique du pays.

Mais derrière cet élan réformateur, Jules Alingete n’a pas hésité à rouvrir les pages sombres du passé. D’une voix chargée de gravité, il a dénoncé des pratiques de surfacturation ayant entaché plusieurs projets d’envergure, citant notamment l’Avenue du Tourisme, le boulevard Triomphal ou encore l’Hôpital du Cinquantenaire. Des chiffres évocateurs, presque vertigineux, qui traduisent, selon lui, les dérives d’une époque révolue.

À l’inverse, il salue une nouvelle ère sous Félix Tshisekedi, marquée par des renégociations fructueuses. L’enveloppe consacrée aux infrastructures, autrefois limitée à 800 millions de dollars, aurait connu une ascension spectaculaire pour atteindre près de 7 milliards de dollars, fruit d’une coopération revisitée avec la partie chinoise.

S’attardant sur le cas de Sicomines, il a détaillé une nouvelle architecture financière plus avantageuse pour la RDC. Sur les 900 millions de dollars de bénéfices annuels, 324 millions sont désormais orientés vers les infrastructures, tandis que 150 millions reviennent à la Gécamines, le reste étant partagé avec la partie chinoise. Une redistribution qui, selon lui, permet au pays de capter près de 470 millions de dollars.

En guise de conclusion, Jules Alingete a lancé un appel appuyé à intensifier la lutte contre la corruption, qu’il considère comme le nœud gordien du sous-développement. Dans cet élan presque solennel, il a réaffirmé que l’avenir de la République démocratique du Congo se joue désormais dans la rigueur, la transparence et la volonté collective de rompre avec les pratiques du passé.

Audrey Bozene ipungu

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