Accueil / SECURITE / Explosions à Goma : guerre des accusations et émotion internationale après la mort d’une humanitaire

Explosions à Goma : guerre des accusations et émotion internationale après la mort d’une humanitaire

capture d’écran 2026 03 11 à 09.24.39

La ville de Goma s’est réveillée dans la peur mercredi 11 mars après plusieurs explosions qui ont causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Très vite, une question s’est imposée, celle de savoir qui a réellement bombardé la ville ?

Dans un contexte de guerre active dans l’est de la RDC, les versions divergent et les accusations fusent.

Le mouvement rebelle AFC/M23 accuse le pouvoir de Kinshasa d’être à l’origine de ces frappes dans une zone qu’il affirme contrôler.

A l’inverse, le gouvernement congolais pointe la responsabilité du Rwanda et de ses supplétifs de l’Alliance Fleuve Congo et du M23, qu’il accuse d’occuper illégalement une partie du territoire congolais.

Mais au-delà de cette bataille de versions, l’émotion s’est propagée bien au-delà des frontières congolaises après la mort d’une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF.

Karine Buisset a perdu la vie lors de ces explosions.
Le président français Emmanuel Macron a réagi en adressant un message de solidarité :
« Une humanitaire française de l’UNICEF a été tuée à Goma. A sa famille, à ses collègues et à ses proches, j’adresse l’émotion de la nation. »

Le chef de l’État français a également appelé au respect du droit international humanitaire et à la protection des personnels engagés dans l’assistance aux populations civiles.

De son côté, le gouvernement de la République démocratique du Congo a exprimé sa profonde tristesse face aux pertes humaines et a présenté ses condoléances à la famille de la victime, au gouvernement français ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire.

Dans un communiqué, Kinshasa affirme que les circonstances exactes des explosions font actuellement l’objet d’enquêtes, notamment dans des zones décrites comme étant sous occupation rebelle.

Les autorités congolaises réaffirment également leur attachement au respect du droit international humanitaire et à la protection des civils.

Pour le gouvernement congolais, la sécurité durable dans l’est du pays passe par le retrait des troupes rwandaises et de leurs alliés du mouvement AFC/M23 des territoires congolais qu’ils occupent.

En attendant les conclusions des enquêtes, une chose demeure claire : entre accusations croisées et tensions régionales persistantes, la vérité sur ces explosions reste encore enveloppée dans le brouillard d’un conflit qui continue de faire payer un lourd tribut aux civils et aux humanitaires.

Kent Ilunga

Sign Up For Daily Newsletter

Stay updated with our weekly newsletter. Subscribe now to never miss an update!

[mc4wp_form]

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *