La diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a plongé la capitale congolaise dans l’indignation ce jeudi. Elle montre le Dr David Balangakayi de l’hôpital général de référence de Kinkole en train de maltraiter sa patiente. Les images, choquantes, révèlent une femme alitée, nue et ensanglantée, subissant gifles, menaces et bastonnade, des violences visant à la contraindre à accepter un traitement contre sa volonté.
La scène, d’une brutalité inouïe, a provoqué une vague de réactions dans l’opinion publique. Politiciens, organisations de la société civile et citoyens ont unanimement dénoncé les actes du médecin, exigeant justice et sanctions immédiates. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages de soutien à la victime, traduisant un sentiment général de révolte face à cette violation de la dignité humaine.
Face à l’émoi suscité, le ministre provincial de l’Éducation, Genre, Enfant et Famille, Thierry Tshitenge Kabuya, a condamné ces comportements, les qualifiant de contraires à la mission fondamentale d’un médecin. Il a réclamé des sanctions exemplaires contre le Dr Balangakayi, soulignant que la pratique médicale doit être un acte de soin et non de violence.
Les autorités professionnelles ont rapidement agi. Le médecin accusé a été radié de l’Ordre national des médecins, une décision saluée par plusieurs personnalités et observateurs du pays. Ce geste marque un signal fort : la maltraitance en milieu médical est inacceptable et sera sanctionnée avec rigueur.
Pour la société congolaise, cet incident rappelle que la responsabilité d’un médecin est de sauver des vies et protéger ses patients, jamais de les maltraiter. Au-delà de la sanction individuelle, l’affaire met en lumière la nécessité de renforcer la supervision des pratiques médicales et de garantir un environnement sécurisé pour tous les patients dans les établissements sanitaires.
Guy Yuma G-Y






