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Clash politique au Katanga : Michel Yengayenga démonte les accusations de Julie Ngungwa

La scène politique katangaise connaît un nouveau regain de tension.
Les récentes déclarations de Julie Ngungwa, ancienne gouverneure du Tanganyika, ont ravivé un conflit latent avec le camp de Danny Banza Maloba, donnant lieu à une véritable bataille médiatique aux relents politiques et communautaires.
Invitée lors d’une émission, Julie Ngungwa a affirmé avoir « ouvert la boîte de Pandore », s’attaquant frontalement à Danny Banza Maloba ainsi qu’à certains de ses proches, notamment Christian Kitungwa, actuel gouverneur du Tanganyika.
À l’origine de cette nouvelle escalade verbale, un meeting tenu à Likasi par Danny Banza, au cours duquel celui-ci aurait déclaré que Lisette Kabanga lui aurait « pris ses parts ». Pour Julie Ngungwa, une telle déclaration, faite publiquement, serait de nature à alimenter des divisions au sein des communautés locales. Elle estime qu’évoquer des différends de cette nature dans un cadre politique aussi exposé relève d’une stratégie dangereuse pour la cohésion sociale.
Mais l’ancienne gouverneure ne s’est pas arrêtée là.

Elle a également dressé un tableau sévère de la gestion actuelle de la province du Tanganyika, qu’elle juge « à terre », critiquant ouvertement la gouvernance de son successeur, Christian Kitungwa.

Des propos qui ont immédiatement suscité de vives réactions dans le camp adverse.
Plusieurs cadres de l’ACO (Avenir du Congo) et proches de Danny Banza ont contre-attaqué, dénonçant des accusations infondées et une posture qu’ils qualifient de règlement de comptes politique.

C’est surtout la sortie médiatique de Michel Yengayenga, cadre de l’ACO Lualaba, qui a marqué les esprits. Dans une déclaration musclée, il a estimé que Julie Ngungwa « n’a rien à reprocher ni au gouverneur Kitungwa ni à l’ambassadeur Danny Banza », qu’il considère comme étant « d’une autre carrure politique ». Selon lui, les attaques répétées de l’ancienne gouverneure relèveraient davantage d’un malaise personnel que d’un débat de fond.

Michel Yengayenga a également dénoncé ce qu’il qualifie de dérive verbale inacceptable dans le débat public.

Qualifier un gouverneur élu de « petit garçon », a-t-il souligné, relève non seulement d’une légèreté regrettable, mais surtout d’un manque d’éducation de base et de culture politique.

« Un gouverneur en fonction, démocratiquement investi et qui s’emploie à accomplir sa mission avec résultats, mérite respect, même de la part de ses adversaires »,
a-t-il martelé,
appelant à un débat républicain fondé sur les faits plutôt que sur les attaques personnelles.

« Ce qui lui fait parler aujourd’hui, c’est la honte. Elle ne digère pas de voir la transformation du Tanganyika opérée par Christian Kitungwa en si peu de temps.
Elle est dépassée par les événements et s’en prend à tout le monde, même à ceux qui ne la calculent pas »,

a-t-il ajouté.

Cette réplique, particulièrement incisive, traduit la profondeur du clivage entre les deux camps.
Elle marque aussi une volonté de retourner l’accusation, en présentant les critiques de Julie Ngungwa comme l’expression d’un ressentiment politique lié à sa déchéance passée.

Ce nouvel épisode n’est pas isolé. Depuis sa destitution, Julie Ngungwa n’a cessé de pointer Danny Banza comme l’un des responsables de sa chute politique.

De son côté, le camp Banza a toujours rejeté ces accusations, estimant qu’elles relèvent d’une tentative de repositionnement sur l’échiquier provincial.

Kent Ilunga

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