Le territoire de Budjala, dans la province du Sud-Ubangi, est une nouvelle fois plongé dans une spirale de violences communautaires. Le 9 janvier, des affrontements entre les communautés Mosange et Likau Mayi ont fait un mort et plusieurs blessés, dont certains dans un état grave.
Le bilan s’est alourdi le lendemain avec onze nouvelles victimes admises à l’hôpital général de Budjala. Par ailleurs, de nombreux biens ont été détruits, aggravant la situation humanitaire déjà préoccupante dans la région.
Ces violences ravivent un conflit ancien entre les deux communautés, qui avait déjà provoqué, il y a deux ans, des déplacements massifs de populations et une grave détresse humanitaire.
À cette crise s’ajoutent des tensions dans le secteur de Gbulu, où la population dénonce des arrestations arbitraires, ainsi que des saisies illégales de biens et d’argent, renforçant le climat d’insécurité et de méfiance envers les autorités.
Face à l’escalade de la violence, le député national Dr Jean-Jacques Mbungani Mbanda a lancé un appel pressant aux autorités nationales. Il déplore l’absence de l’État dans la zone, exige le déploiement immédiat des forces de sécurité et plaide pour un processus de réconciliation durable entre les communautés concernées.
Le député alerte également sur les menaces pesant sur le projet de modernisation du port d’Akula, une infrastructure stratégique pour l’économie du Sud-Ubangi. Selon lui, des détournements de matériels, des ventes frauduleuses et des actes de sabotage risquent de compromettre ce chantier soutenu par le gouvernement et voulu par le Président Félix Tshisekedi.
Entre insécurité persistante et espoirs de développement, Budjala se trouve aujourd’hui à un tournant décisif. Pour le député Mbungani, la paix, la sécurité et le développement doivent enfin devenir une réalité pour les populations du Sud-Ubangi.
ML






