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Baie de Ngaliema : l’eau sacrifiée, l’État défié

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À Kinshasa, l’absurde s’impose comme norme : des constructions illégales s’érigent sur la baie de Ngaliema, étranglant l’usine de captage de la Regideso. Hier, elle pompait l’eau à 8 mètres de profondeur ; aujourd’hui, elle peine à en tirer 2. Résultat : des millions de Kinois condamnés à la soif.

Et pourtant, les défenseurs de ces occupations illégales crient au droit au logement, tout en accusant l’État de ne pas fournir d’eau. Quelle contradiction ! Comment exiger un service vital tout en sabotant l’infrastructure qui le rend possible ?

L’autorité urbaine a annoncé la démolition des constructions anarchiques. Mais il faut aller plus loin : il ne s’agit pas seulement de détruire des murs, il s’agit de restaurer l’ordre, de rappeler que l’intérêt collectif prime sur l’avidité individuelle. La baie de Ngaliema ne peut rester un symbole de l’impunité.

Aux autorités, il est temps de passer des annonces aux actes. Les Kinois n’ont pas besoin de promesses, mais d’eau.
Aux habitants, il est temps de comprendre que l’occupation illégale n’est pas une solution : elle est une condamnation.

L’eau n’est pas un luxe. Elle est un droit. Et ce droit ne peut être sacrifié sur l’autel de l’anarchie urbaine. Kinshasa mérite mieux que la soif organisée.

B.M.

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